L’écrivain en résidence

Ahmed Kalouaz


 

 


Auteur en Résidence à la Maison des écritures de septembre à novembre 2017

Avec le soutien de Ciclic, l’agence régionale du Centre pour le livre, l’image et la culture numérique

 

Chaque automne, La Maison des écritures accueille en résidence un auteur francophone. Cette année, l’association a choisi Ahmed Kalouaz.  Cet auteur viendra vivre pendant 3 mois au Presbytère de Neuvy-le-Roi où il travaillera sur son prochain roman. De plus, un nombre important de rencontres sera organisé sur le territoire et au-delà.

Le programme complet est consultable sous peu dans la rubrique « animations » de la résidence.

 

Ahmed Kalouaz

 « On écrit, mais il est aussi important de respirer, de courir d’aimer. Il paraît que de tant marcher et tant aimer naissent des livres. Ils naissent alors, mais on avait oublié que le plus important pour un livre c’est de vivre. »

Ahmed Kalouaz

« … Une qualité d’écriture qui est, sans aucun doute, la qualité d’un regard, sur soi et sur le monde qui l’entoure. »

  • Ariane Tapinos, Citrouille n°61

Ahmed Kalouaz est un écrivain français né en 1952.

Après avoir écrit du théâtre et des nouvelles, Ahmed Kalouaz, auteur prolifique s’est tourné à la demande de Jeanne Benameur vers des textes pour la jeunesse. Les romans jeunesse ont souvent un fond social ou historique. Depuis l’an dernier Ahmed Kalouaz s’essaie à la poésie.
L’œuvre d’Ahmed Kalouaz  s’articule autour de plusieurs genres et thématiques :

  • Le « roman » ou récit familial : En quête de ses racines , et par devoir de mémoire, Ahmed Kalouaz fait revivre  des figures tutélaires, son père, ancien tirailleur algérien et ouvrier en France sur les barrages , grand oublié des « Trente Glorieuses »,  son grand père exécuté lors des « événements » d’Algérie, cette guerre qui refuse de dire son nom, et dont Ahmed Kalouaz rouvre le grand livre des comptes, sa mère, « Une étoile dans tes cheveux noirs », avec qui il engage un étrange dialogue à distance alors qu’il la rejoint, sur la vieille mobylette bleue du père  pour une odyssée méditative de la Bretagne à Marseille, sa sœur, disparue  trois mois avant sa propre naissance et avec laquelle il essaie de renouer, « A l’ombre du jasmin », les liens qui ont pu se tisser au travers du ventre de sa mère enceinte de lui.
  • Les romans-jeunesse . Ahmed Kalouaz a le don de parler aux jeunes et des jeunes, d’aborder avec eux, sans pathos mais sans concession des thèmes  aussi variés que le harcèlement scolaire, le premier amour, le chômage du père, la situation des SDF, le miroir aux alouettes des jeunes africains recrutés par des sélectionneurs véreux  qui leur font miroiter la perspective  d’une carrière dans les meilleurs clubs de football européens. Il leur remet en mémoire aussi des événements historiques tels que le massacre de Charonne ou les colonies pénitentiaires de jeunes au XIXe siècle.
  • La poésie.  L’écriture d’Ahmed Kalouaz  a pris aussi une dimension poétique nourrie de ses rencontres de  ses voyages, de ses nombreux déplacements. Elle adopte un lyrisme discret, sensible aussi au monde, empruntant parfois des accents bucoliques,  et condensant dans « La Part de l’ange » toute cette humanité qu’on croise dans l’ensemble de son œuvre.

« Je veux profiter de la résidence d’écriture pour mener à bien mon projet d’écriture. Il s’agit de chroniques liées ou ayant pour point de départ, des phrases ou des inscriptions lues sur des panneaux, sur des murs au bord des routes. Il peut s’agir aussi de mots issus de lecture. L’idée est d’en écrire une quarantaine pouvant donner lieu à l’édition d’un recueil. Ces textes, s’ils sont destinés à une éventuelle publication, sont avant tout écrits pour être, dans un premier temps, donnés en lecture à voix haute. Depuis toujours, c’est en pensant à un public que j’avance. Le rapport de la voix au lecteur est pour moi primordial. Dès le départ il s’agit d’écrire pour quelqu’un d’autre.

En plus des quelques textes déjà en cours ou terminés, je continue, pour les autres, à noter et mettre de côté le matériau nécessaire pour être prêt au moment de la résidence. »